10.10.2008

C'était la dernière séquence...


A bout de souffle - François Truffaut - la scène de la mort de Michel


     Michel POICCARD (Jean-Paul BELMONDO), petit voyou glandeur, remonte de Marseille vers Paris dans une voiture volée. A la suite d'un contrôle pour excès de vitesse, il abat le motard grâce à un pistolet trouvé dans la boîte à gants...

     A Paris, il retrouve celle dont il est amoureux, la jeune Américaine PATRICIA (Jean SEBERG) qui vend le "New York Herald Tribune" sur les Champs-Elysées et attend de s'inscrire à la Sorbonne . Il rêve de partir à Rome avec elle.

     En attendant, il continue de glander, de fumer, de lire "France-Soir" et de demander à Patricia de re-coucher avec lui. Mais la police est à ses trousses. Patricia le dénonce,"pour le forcer à partir"...

     La mort surviendra au bout d'une rue étroite, sans fin. Michel, touché d'une balle au bas du dos, court, court, court avant de s'écrouler. Et Patricia court, court, court vers lui. Il lui fait ses trois "têtes", ses trois grimaces favorites. Elle recueille ses derniers mots, "Tu es dégueulasse" et hérite de son geste fétiche, le pouce en aller-retour le long des lèvres, qu'elle nous sert une première et dernière fois, le regard dur, ses yeux bien plantés dans les nôtres.

     C'est beau...