05.03.2012

Et à la fin...

 

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Nous mourrons, quand il n'y a plus personne
pour qui nous voulons vivre


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24.02.2011

Franz Fiedler - La jeune femme et la mort

 

     “J’ai peut-être encore vingt ans, trente ans à vivre, et j’y passerai comme les autres. Comme les autres?  — O Tout! quelle misère, ne plus y être!
— Ah! Je veux dès demain partir, m’enquérir par le monde des procédés d’embaumement les plus adamantins
— Elles furent aussi, les petites gens de l’Histoire, apprenant à lire, se faisant les ongles, allumant chaque soir la sale lampe, amoureux, gourmands, vaniteux, fous de compliments, de poignées de mains et de baisers, vivant de cancans de clochers, disant : “Quel temps fera-t-il demain? Voici l’hiver qui vient… Nous n’avons pas eu de prunes cette année.”  — Ah! Tout est bien qui n’a pas de fin. Et toi, Silence, pardonne à la Terre; la petite folle ne sait trop ce qu’elle fait; au jour de la grande addition de la Conscience devant l’Idéal, elle sera étiquetée d’un piteux idem dans la colonne des évolutions miniatures de l’Évolution Unique, dans la colonne des quantités négligeables.”

Jules Laforgue - “Hamlet” -Moralités légendaires - 1887.



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08.02.2011

Tranche de vie

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11.01.2011

La jeune fille et la mort.

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      Ce thème a un passé à multiples facettes. Il prend racine dans de très vieilles traditions mythologiques: chez les anciens Grecs, le rapt de Perséphone (Proserpine chez les Romains) par Hadès (Pluton), dieu des Enfers, est une claire préfiguration de cette collision entre Éros et Thanatos. La jeune déesse cueillait des fleurs en compagnie de nymphes insouciantes lorsqu'elle aperçut un joli narcisse et le cueillit. À ce moment, la terre s'entrouvrit; Hadès sortit des abysses et enleva Perséphone.



     C'est cette ancienne vision qui sera mise en forme à la fin du 15e siècle pour devenir le thème de la jeune fille et la Mort. Celui-ci connaîtra son point culminant chez les artistes allemands de la Renaissance. Dans presque toutes les danses macabres, déjà, figurait une rencontre de la Mort avec une ravissante pucelle; on trouvait aussi une jeune femme dans le thème des trois âges et la Mort. Mais ces oeuvres ne dégageaient en général aucun érotisme (sauf quelques rares exceptions, comme la danse macabre de Berne, peinte par Niklaus Manuel Deutsch).



     La jeune fille et la Mort, au contraire, met en relief le sombre lien entre la sexualité et la mort. Un rapprochement nouveau pour l'époque. Dans ce type d'iconographie, la demoiselle n'est plus entraînée dans une danse, mais dans un échange sensuel, qui s'érotisera toujours plus avec le temps.



07.12.2007

La solitude ça n'existe pas.


     Un fait divers lu en bas d'une page de journal.

Mourir seule avec son chien sans éveiller aucune inquiétude. Ni ami, ni famille, ni voisin, ni facteur, ni médecin, ni services sociaux, personne…. .enfin non, l'huissier, un an après.

 

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