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Georges Bataille la littérature et le mal
À l’instar de la tragédie, la littérature a pour rôle, selon Bataille, d’ébranler le lecteur, d’illustrer l’évidente prédisposition de l’homme pour le Mal.
La littérature permet en fin de compte de déplacer cet interdit, de le sublimer, pour reprendre les termes de Freud, en octroyant à sa propre cruauté des voies imaginaires.
En effet, n’est-il pas juste que seul l’effroi de la mort et la manifestation de ses effets (par exemple dans la maladie ou encore dans le deuil) permet de réactualiser notre passion pour la vie ? Sans la mort et notre capacité au Mal, de même que nos désirs inavoués de s’y adonner, que serait l’existence sinon simple indifférence ?
La perversion et la passion sont rarement bien loin l’une de l’autre, tout comme la mort peut souvent se faire l’expression fulgurante de la vie…
Après tout, l’Histoire ne nous a-t-elle pas enseigné qu’il ne peut rarement y avoir de vie sans violence ?
Ariane Gelinas
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Ci-dessous un entretien enregistré en 1959, dans lequel Georges Bataille, face à Pierre Dumayet, revient notamment sur les rapports - dangereux mais inévitables - qu'entretiennent le Mal et la littérature.
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