03.03.2011

Le saviez-vous ?

 

     Ce fils de Laïos et de Jocaste était presque mort quand il vint au jour. L'oracle de Delphes avait prédit qu'il tuerait son père et épouserait sa mère. Aussi le roi et la reine de Thèbes décidèrent-ils de l'abandonner sur le mont Cithéron, après lui avoir fait percer les chevilles, ce qui lui valut le nom d' Œdipe, "aux pieds gonflés". Sur la route qui le conduisait à Thèbes pour y répondre à l'énigme du Sphinx – "Qu'est-ce qui a quatre pattes le matin, deux à midi et trois le soir ?" - , il croisa un attelage ; une rixe éclate, il tue son père. Il épouse ensuite à son insu la reine du pays qui n'est autre que sa propre mère. La double prédiction s'est accomplie. Commence alors la machination infernale qui va réclamer des comptes à Œdipe pour toutes ses fautes. La peste s'abat sur la cité et Œdipe consulte. Le devin Tirésias préfère d'abord ne pas lui révéler la vérité, mais finit, lui, l'aveugle qui sait tout, par la dire au voyant, qui ne sait pas. Œdipe se crève alors les yeux pour ne plus voir la triste réalité en face et quitte, comme un malpropre - un pharmakos -, la cité de Thèbes, qu'il abandonne aux mains de ses deux fils, Étéocle et Polynice. On le retrouve à Colone où l'a conduit sa fille Antigone. En référence à cet amour incestueux entre Œdipe et sa mère, la doctrine freudienne parle d'un complexe d'Œdipe pour qualifier l'attachement amoureux d'un enfant au parent du sexe opposé.

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13.01.2011

Le saviez-vous ?


"Aux Champs Élysées… au soleil sous la pluie, à midi ou à minuit, il y a tout ce que vous voulez, aux Champs Élysées…" Ces paroles extraites de la plus populaire des chansons de Joe Dassin nous parlent de l'avenue des Champs-Élysées, célèbre avenue de Paris, située entre la place de la Concorde et l'Arc de Triomphe de l'Étoile. Version contemporaine de ces bosquets arrosés des eaux du Léthé, fleuve de l'oubli, séjour bienheureux de âmes victorieuses des Anciens qui y jouissaient d'une jeunesse éternelle sur des lits d'asphodèles, entourés de toutes sortes de délices. N'est-ce point le nom que l'on donne à la résidence officielle du président de la République française ?!...

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29.11.2010

Le saviez-vous ?

 

20.10.2010

Les douze travaux d'Hercule

Hercule.jpgHercule est le nom latin du demi-dieu grec Héraclès, fils de Zeus et de la mortelle Alcmène, épouse d'Amphitryon, qu'il parvint à séduire en prenant les traits de son mari pour la faire céder à ses avances. Diodore de Sicile raconte même, dans l'un des fragments de son ouvrage La bibliothèque historique (IV, 9, 2-3), qu'il tripla la longueur de la nuit d'amour pour donner à l'enfant qui allait naître de leur union cette force qui fera sa gloire. Encore au berceau, l'enfant étouffe les serpents qu'envoie contre lui la jalouse épouse légitime de Zeus, Héra. Appelé Alcide, "le fort", puis Héraclès qui signifie étymologiquement "la gloire d'Héra", il deviendra le jeune prodige qu'on connaît et accomplira pendant la période de ces douze ans de servitude douze travaux en expiation de ses fautes sous la tutelle de son cousin Eurysthée. Étouffer le lion de Némée, tuer l'hydre de Lerne, capturer le sanglier d'Érymanthe, atteindre à la course la biche aux pieds d'airain, tuer de ses flèches les oiseaux du lac Stymphale, dompter le taureau de Crète envoyé par Neptune à Minos, tuer le roi Diomède qui nourrissait ses chevaux de chair humaine, vaincre les Amazones, nettoyer les écuries d'Augias, combattre le géant Géryon et le tuer, enlever les pommes du jardin des Hespérides, délivrer enfin, Thésée du monde des enfers – à n'en pas douter, ces exploits font d'Hercule le Superman de l'Antiquité. Aux côtés de la tâche herculéenne, figure encore de nos jours l'expression "travail de Titan", ou entreprise "titanesque", en référence à la lutte qui opposa pendant dix ans les Titans, fils du ciel Ouranos et de la terre Gaia, à la génération suivante des Olympiens. Zeus sortit vainqueur de ce combat grâce à sa ruse légendaire. Les 12 travaux expliqués ici.

22.04.2010

Un satyre

Satyre


      Son nom, issu de la racine grecque saturos, désigne la divinité mythologique de la terre, un demi-dieu rustique, compagnon de Dionysos (Bacchus en latin). On le représente avec une chevelure hérissée, des oreilles pointues et plantées sur la tête comme celles des animaux, deux petites cornes sur le front et des jambes semblables à des pattes de chèvre. Il porte à la main une coupe de vin, ou un thyrse (bâton terminé par une pomme de pin et entouré de pampre et de lierre, que portaient Bacchus et les bacchantes), ou un instrument de musique, une flûte de préférence. On les retrouve dans le choeur des drames satyriques du théâtre grec.

     Ce terme désigne communément un homme cynique et débauché, aux moeurs lubriques, qui s'attaque aux jeunes filles qu'il prend un malin plaisir à effrayer. En un mot, un adepte des attentats à la pudeur.