08.12.2009
Vieux menuisier

A son enseigne, au coin du bourg, là-bas,
Les branches d’or d’un grand compas,
- Comme un blason sur sa maison -,
Semblent deux rais pris au soleil. ,
Le menuisier construit ses appareils,
Avec des mains prestes et nettes,
Et des regards, sous ses lunettes, ,
Aigus et droits, sur son travail,
Tout en détails. ,
,
Ses fenêtres à gros barreaux,
Ne voient le ciel que par petits carreaux ; ,
Et sa boutique, autant que lui, ,
Est vieille et vit d’ennui. ,
,
Il est l’homme de l’habitude,
Qu’en son cerveau tissa l’étude, ,
Au long des temps de ses cent ans,
Monotones et végétants.
Emile Verhaeren
14:31 Publié dans Lis tes ratures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emile verhaeren, poeme, sac, sac a fouilles |
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