18/09/2009

L'invention de la vie

 

magritte



     Magritte n'a jamais parlé en public du suicide de sa mère, mais le surréaliste Louis Scutenaire raconte que Magritte lui en a parlé lors d'une conversation privée.

     Il raconte que Magritte a découvert le corps de sa mère près de la rivière avec une chemise blanche enroulée autour de la tête, cachant son visage.

  Il n'est pas rare de trouver dans l'œuvre du peintre des personnages à la tête recouverte de feuilles ou, comme dans ce tableau de 1928 intitulé "L'invention de la vie",  un personnage complètement couvert par un drap blanc que Magritte oppose au portrait de sa femme.

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16/09/2009

Je ne vois pas...

 

magritte - 02


      René Magritte, Je ne vois pas la [femme] cachée dans la forêt, 1929, Photomontage, in: La Révolution Surréaliste No. 12 (15. Dec. 1929)

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13/09/2009

Le dimanche ça me branche...

 

braque


La patience de Georges Braque, 1942.


      Certes, cette œuvre est indissociable de l'époque de sa création. Aussi le sujet de la toile -cette femme qui attend- est une allégorie de la France sous l'Occupation, celle qui s'ennuie, celle qui broie du noir, celle qui attend, aussi.

     Mais comment ne pas y voir également une de plus belles représentations de la solitude et de la mélancolie? Cartes à jouer, damier, bouteille de Xérès, tous les divertissements -artificiels- sont là pour tromper l'ennui.

     Tous? Pas vraiment. Un grand absent hante le tableau. Et cet absent c'est l'homme, ou tout au moins, une présence, un être vivant. Son mari est-il mort, est-il prisonnier? Qu'importe au fond. Car qu'on le veuille ou non, cette femme qui attend, cela pourrait être vous comme cela pourrait être moi.

     L'univers étouffant de cet intérieur nous renvoie d'ailleurs à l'introspection, la méditation, la rêverie. Cette femme réussira-t-elle à s'échapper de la désolation qui se lit dans son regard perdu? Va-t-elle devenir ce spectre dont la main droite se concentre sur le jeu?

     Et pourtant, tout n'est peut-être pas si noir dans ce tableau. Selon notre humeur et notre caractère, l'on peut penser que, malgré tout, le temps va faire son œuvre.

     Et s'il s'agissait tout simplement de prendre son mal en patience?

08/09/2009

Le désespéré.

 

decoration

 

     Gustave courbet. Autoportrait. 1843. Le désespéré est probablement le tableau le plus singulier et le plus mystérieux de la série des autoportraits de jeunesse de Gustave Courbet.
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06/09/2009

Le dimanche ça me branche


La sorcière et le voyeur


     Le tableau ci-après peint aux alentours de 1470 est signé par le "Niederrheinischer Meister" ou maître du Bas-Rhin (son nom reste inconnu) est traditionnellement intitulé "Liebeszauber", ce que peut traduire par "l'amour magique" ou, plus vraisemblablement," Magie de l'amour."

 

     Il est exposé au Musée des beaux-arts de Leipzig. "Liebeszauber" est, semble t'il, la première peinture qui représente de façon clairement érotique une jeune et séduisante sorcière.

 

Liebeszauber---01

 


      Au centre de ce tableau, la sorcière jeune et belle, blonde, aux seins menus, prépare un charme d'amour. Elle arrose d'un liquide mystérieux un cœur déposé dans un coffre à côté d'elle.

     Elle se tient modestement, mais derrière elle, un voyeur l'observe. Aucun obstacle ne l'empêche de la contempler. Mais, mieux placé que lui, notre point de vue est encore plus chargé d'érotisme que le sien.

     Un voile transparent drapé sur le bras droit de la sorcière, traverse sa région pubienne et s'accroche à sa jambe gauche, ce qui accroît son caractère sexy sans cacher sa nudité.

     Attardons-nous un instant sur les sandales de la belle. Elles sont à la fois symbole de libération et d'agression sexuelle. En effet, au XIVe et XVe siècles ces chaussures appelées "poulaines" s'utilisaient pour embarrasser ou exciter les membres du sexe opposé en aiguillonnant leurs parties intimes sous les tables dans les lieux publics.


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     Avant la fin du XIXe siècle les femmes portaient rarement des sous-vêtements. La réponse masculine via l'orteil en forme phallique pouvait donc aisément se faire à l'abri des longues jupes.

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En résumé nous avons sous les yeux une jeune sorcière nue, sexuellement libérée, qui prépare un philtre d'amour, et qui est observée tant derrière que devant. L'intention érotique de l'artiste pouvait-elle s'exprimer plus clairement ?

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